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Kendrick Lamar, digne Héritier du Rap de la West Coast 🌴

Parmi les Die-Hard du Rap Américain, que ce soit critiques, journalistes, présentateurs radio et même rappeurs; nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que Kendrick Lamar est le plus légitime héritier du Rap venu de la West Coast américaine. Depuis le début des années 2010, il ne fait qu’exceller et nous propose, à chaque fois, des projets encore plus audacieux, profonds et plein de revendications pour l’amélioration de la société américaine : il est d’ailleurs certainement l’un des meilleurs portes-parole de sa génération dans le militantisme pour la place de l’Homme noir aux Etats-Unis d’Amérique. 🇺🇸

 

Aujourd’hui, pour célébrer le lancement du site Run Garden et faire hommage aux “meilleurs lyricistes de la West Coast”, je vous invite donc à découvrir l’un des artistes que j’admire le plus et par la même occasion, un pilier du rap contemporain : Kung-Fu Kenny de son vrai nom Kendrick Lamar Duckworth.

 

Elle m’ a eu… Son jolie prénom, c’est la Rue

 

Kendrick Lamar Duckworth (il a préféré garder uniquement Kendrick Lamar pour la scène) est né le 17 Juin de l’année 1987 à Compton, une ville du comté de Los Angeles, en Californie.
Il a grandi entre sa maison et la rue et cette dernière aurait certainement pu avoir raison de sa vie mais Kendrick est, d’après moi, presque en mission divine (on le fera dans l’article) pour sauver le Rap qu’il a aimé et appris dans les rues de Compton pendant sa jeunesse. Originaire de Los Angeles, on verra qu’il tient énormément de ses ainés comme Dr Dre ou encore le légendaire Tupac Shakur qui était un exemple dans le militantisme pour la cause noire américaine.
Son enfance, il aurait pu la vivre à Chicago mais ses parents ont fait le choix de quitter cette ville avant la naissance de leur enfant car le père de Kendrick était impliqué dans des histoires de gangs…

 

Dans les années 80, les gangs pullulent et se sont massivement développés grâce à l’arrivage et la commercialisation massive des drogues grâce auxquelles ils financent leur contrôle et expansion sur la ville. Le père de Kendrick faisaient partie du tristement célèbre gang “The Gangster Disciples” et comme tous ses “frères”, il ne pouvait pas “décider” de partir du jour au lendemain: Quitter un gang se fait obligatoirement dans un cercueil à la suite de missions pour le gang ou par trahison envers le gang…

 

A Compton, les gangs sont tout aussi actifs dans les années 90. Les Crips et les Bloods se partagent la majeure partie du territoire mais Kendrick Lamar semble réussir à avoir une enfance “normale” en étant plus inspiré que traumatisé par ce qu’il comprend de la rue. A l’école, il est attentif et plutôt bon élève. Il est instinctivement intéressé par la poésie, les histoires (il en a écrit quelques-unes lui-même) et finit petit à petit, par s’intéresser aux “lyrics” soient paroles de chansons de rap qu’il devait déjà découvrir dans les rues de Compton à l’époque.

 

 

Cette éducation à la dure dans la rue n’a pas eu l’air de le déstabiliser, il s’en est même inspiré et a tout observé en détail (cf. ses chansons passées et actuelles dans lesquelles il nous décrit avec précision ses délires avec ses potes).
A force d’observer et d’écrire, il finit par se mettre à l’œuvre lui-même sous le blase de “K-dot”. A 16 ans déjà, sa première mixtape Youngest Head Nigga in Charge circule dans les rues de Compton et son nom fait écho dans la région californienne grâce à son talent et le label indépendant qui le propulse : Konkrete Jungle Musik.
En une seule mixtape, Kendrick a entamé son processus de conquête:Top Dawg Entertainment (TDE), derrière la personne de Anthony Tiffith, vient lui faire du charme et séduit par le projet et l’équipe fondatrice, Kendrick signe un contrat prometteur. TDE était déjà à l’époque en très bon terme avec des géants de l’industrie comme Warner donc les perspectives d’évolution étaient étincelantes.
En 2005, Kendrick sort sa second projet Training Day et cette même année marque la signature de Jay Rock, un rappeur à fort potentiel qui va apporter beaucoup d’exposition au label TDE. Coup double !

 

Les relations du label font que Kendrick a rapidement la possibilité d’aller faire ses armes en Tour avec des artistes déjà côté comme The Game ou Ya Boy.
En 2008-2009, un tournant s’opère dans sa carrière: Kendrick remet un coup avec la mixtapeC4, un projet très inspiré de la musique faite par Lil Wayne sur The Carter III: il reprend d’ailleurs le morceau « A Milli”.

 

Cette même année, une mue s’opère chez Kendrick car il abandonne son nom de scène pour reprendre son vrai nom “Kendrick Lamar” pour populariser sa musique. Proche de Jay-Rock, Ab-Soul et de School-Boy Q signés chez le même label TDE, ils créent le “Black Hippy Crew” pour partager un message et un projet musical commun. Projet qui n’est d’ailleurs pas encore été très actif à l’heure d’aujourd’hui.
Parallèlement et 2 années plus tard, il sort une dernière mixtape Overly Dedicated et son premier album chez le label indépendant TDE : le très célèbre “Section 80”.

 

Cet album est mythique dans la carrière de Kendrick car, à ce moment, il commence à révéler ses engagements notamment auprès de sa génération : la génération des années 80, et contre les rouages de la société car le Section 80 réfère à une politique de logement aux US. C’est un programme qui permet aux personnes pauvres d’avoir accès à un logement grâce aux aides de l’Etat, l’inconvénient pour la famille c’est qu’elle reste toujours tributaire et dépendante des mouvements que souhaite impulser l’Etat américain dans son parc locatif.

 

De par son travail, sa persévérance et son charisme à son jeune âge, Kendrick enchaine les scènes avec des artistes de renom comme Busta Rhymes, Lil Wayne ou encore The Game alors les grands noms du rap américain entendent parler de lui et notamment le très célèbre rappeur/ producteur Dr Dre…

 

Être Authentique…

 

“En août 2011, alors sur scène avec Snoop Dogg, Dr. Dre, Kurupt et The Game à Los Angeles, les quatre rappeurs le couronnent New King of the West Coast”
Dr Dre veut absolument accompagné Kendrick Lamar qu’il estime être la relève alors il réussisse à faire un montage contractuel pour que Kendrick soit sur le label Aftermath Entertainment (de Dr Dre) et Interscope (Universal). C’est la fin de Kendrick en tant qu’Artiste Indépendant mais pour autant, il ne va rien laisser de côté concernant sa fougue et de ses convictions.
Etant donné que Dr Dre avait propulsé Eminem et 50 cent précédemment, Kendrick le savait déjà : il allait devenir une rapstar à renommée mondiale grâce à la puissance de frappe des structures dans lesquelles il a signé.

 

Dr Dre est un pilier incontestable dans l’érection de la carrière de Kendrick Lamar et ce dernier en parle souvent : Dre lui a appris beaucoup de choses sur l’industrie musicale et ses rouages. Et sur la musique, c’est incalculable : Dr Dre est un perfectionniste et travailler avec lui a forcément inspiré Kendrick dans cette quête perpétuelle de renouveau (instrumentales, flow, sujets de rap).

 

Good Kid, M.A.A.A City

 

En 2012, le public attendait avec impatience le “Debut Album” de Kendrick Lamar sous la tutelle de Dre avec sa vision artistique si particulière.
L’album est un franc succès et le public garde en mémoire quelques titres historiques comme Swimming Pool, Backseat Freestyle, Poetic Justice en featuring avec Drake et finalement le plus connu Bitch, Don’t Kill My Vibe.

 

 

Son succès se démocratise avec ce nouvel album. Il ouvre des portes et est accueilli sur des plateaux télés qu’il n’aurait jamais imaginé jusqu’à présent (Jimmy Fallon, David Letterman, etc). Il faut dire que cet album lui permet d’avoir un succès plus vaste et une audience qui va s’agrandir au delà du milieu puriste Rap Gangsta.
Dans les milieux lettrés, le message de Kendrick Lamar commence à avoir une certaine résonance grâce à ses lyrics tranchants de vérité.

 

En même temps, dans cet album, Kendrick aborde sa jeunesse dans Compton avec toutes ses problématiques de gang, de drogues, de violence et il le fait toujours avec un regard critique et analytique sur une génération qu’il a vu se “perdre”. Il a conscience des forces actives dans son environnement et écrit des textes revendicatifs qui parlent dans un premier temps à d’autres quartiers noirs et aussi sensibilisent les classes plus aisés qui sont intrigués par ses textes violents à la narration sexy.

 

“If I gotta slap a pussy-ass nigga, I’ma make it look sexy
If I gotta go hard on a bitch, I’ma make it look sexy
I pull up, hop out, air out, made it look sexy
They won’t take me out my element
Nah, take me out my element”

 

Sur Backseat Freestyle, Lamar aborde toujours avec style des sujets qu’il trouve déconnants: il parle notamment des moeurs de son quartier autour de la misogynie et le sexisme qu’il peut y avoir dans les relations Homme/Femme et cela de façon habituelle. Il nous parle également d’une vision du couple qui est dégradée avec un père qui appelle sa femme “Bitch” et se désolidarise de l’éducation de son fils.
Il nous raconte ses erreurs en tant qu’adolescent qu’il regrette aujourd’hui en étant adulte comme l’envie de braquer, piller des maisons pour la richesse facile et pour se créer un “train de vie de rappeur”. (cf. Money Trees)

 

Dans Swimming Pool, il parle de la fin du film qui est toujours triste dans ce genre de scénario : quelqu’un fini par être tué, arrêté ou pire encore, et les proches finissent par payer le tribu en se noyant dans l’alcool et la drogue. Triste réalité de la rue…

 

Et marquer l’Histoire.

A ce jour, c’est chose faite à mon avis mais je ne pense pas que Kendrick ait envie de tourner la page Rap dans l’immédiat car c’est un art et un environnement qui lui plait alors, The Show Must Go On !

 

To Pimp A Butterfly
To Pimp A Butterfly est d’une rare complexité dans le Rap. Kendrick Lamar aborde de nombreux sujets critiques comme à son habitude avec un storytelling parfait. Il nous parle de ses contradictions, de sa propre vision du succès et des contraintes qui en découlent. Il se livre également un peu plus à ses auditeurs en parlant de sa vie en général, de ses périodes de déprime et ses démons intérieurs qui le rongent. Tout Homme en est sujet de toute façon.
En 2015, Barack Obama ne s’est pas caché sur le sujet, d’après lui, To Pimp A Butterfly est sans conteste du meilleur album créé cette année.

 

Avec cet album, il a gravé à nouveau une page d’histoire musicale pour sa ville natale Compton qui reste entre ses démons (gangs, crimes, drogues, etc) et les vibrations positives qui émanent de l’art, de la musique et des gens qui veulent oeuvrer pour le bien de la communauté comme Kendrick.
To Pimp A Butterfly m’a également marqué par le morceau Mortal Mancar il s’ouvre sur ses peurs, ses sentiments et se demande ce que va devenir son message pour la jeunesse et l’humanité. Il a oeuvré pour en arriver à ce succès et il espère bien mettre à contribution sa notoriété pour propager un message positif et provoquer un électrochoc chez ses auditeurs. Il nous parle de tous ses problèmes car ce genre de titre lui permet de faire sa propre thérapie et de se livrer sur ses travers. Il a d’ailleurs longtemps hésité à le faire et il avoue que depuis qu’il le fait sa musique est beaucoup plus engageante qu’au début de sa carrière.

 

“I remember you was conflicted
Misusing your influence
Sometimes I did the same
Abusing my power, full of resentment
Resentment that turned into a deep depression
Found myself screaming in the hotel room”

 

Mortal Manest à marquer d’une pierre blanche car, à un moment dans le son, on entend un montage d’une conversation entre Kendrick et Tupac, son idole et inspiration d’enfance.
Ils parlent notamment de la société, des riches et des pauvres. Kendrick pose des questions à Tupac pour mieux comprendre sa philosophie de vie. On se souvient également que Tupac était fier de son succès et il nous affirme qu’il a pu garder un certain équilibre dans sa vie, malgré le succès assumant, grâce à sa foi en Dieu et son authenticité.
« Chaque chose arrive à point à qui sait attendre… rester soi-même et oeuvrer pour le bien.

 

D.A.M.N
Une fois encore, nombreuses sont les personnes à considérer qu’il s’agit du meilleur album de l’année 2017 tellement il a été plébiscité. Kendrick a écrit l’histoire à nouveau et a raflé à la pelle des trophées historiques !
Et quel album, quel engouement ?! A la suite de sa sortie, le public avait à peine reçu le projet qu’il était déjà dans la conspiration de la sortie de la deuxième partie de l’album dans les jours suivants… C’est vous dire la dévotion que les gens accordent à la musique de Kendrick.
L’album D.A.M.N est à lui seul un double album en fait car Kendrick l’a expliqué quelques fois en interview et a officialisé le fait que l’album peut s’écouter dans 2 sens différents et racontent donc une histoire et sa version opposée.
Dans la version officielle, si on écoute de BLOOD à DUCKWORTH, on découvre une version optimiste de l’histoire où Kendrick fait face à ses travers, ses vices et apprend à les contrôler.
Il procède réellement à une amélioration de sa personne et cela essentiellement grâce à ses analyses et à l’aide de Dieu car Dieu est l’essence de cet album.

 

A l’inverse, du coup, si on écoute l’album de DUCKWORTH à BLOOD,c’est une histoire bien plus dramatique d’un individu qui sombre à toutes ses dérives et qui n’a plus vraiment de contrôle sur sa vie. Il devient un être prétentieux qui n’a plus d’yeux que pour l’argent et son succès. Kendrick Lamar a fait sa track list dans le sens positif et on le connait extrêmement positif alors c’est clairement un réussite pour le moment.
  • Pour parler de quelques titres en particulier, on peut évoquer :
    FEAR est à mon goût une chanson inconique de l’album car il se livre sur ses peurs profondes notamment dans son enfance (7 ans), des roustes que lui collaient sa mère. Plus tard, dans son adolescence (17 ans), il évoque sa peur de la mort et enfin aujourd’hui (27 ans), sa peur s’est déplacée vers sa propre perdition dans le succès. Il l’a dit en interview, avec son succès il a accès à absolument tout ce qu’il veut et il pourrait détruire sa vie “du jour au lendemain”.
  • Dans DNA, il parle de sa “négritude” et répond à tous ses détracteurs sur sa couleur noire et tous les clichés qui s’en font. C’est également une façon de mettre en avant le prestige de la couleur noir dont les gens doivent être fiers. “I got loyalty, got royalty inside my DNA”
  •  Finalement l’un des plus connus, HUMBLE. C’est le premier extrait qui a été annoncé pour ce dernier album en date et c’est d’ailleurs le titre qui a le plus cartonné dans les charts. Dans ce son, il remet tout le monde à sa place en nous sommant d’être humble en toute circonstance. Ce son est d’ailleurs la charnière des 2 histoires que l’on peut avoir dans l’album dans un sens ou dans l’autre : C’est l’humilité qui permet à l’humain de garder son panache dans le succès ou au contraire qui le rend détestable si cette valeur est absente.
    Ce qui est assez marrant à noter sur ce son, c’est que l’instrumentale, la façon de kicker de Kendrick et même ses lyrics ne sont pas du tout empreint d’humilité.

 

 

Il serait vraiment trop long de vous énoncer la liste des nominations et prix obtenus par Kendrick Lamar tellement il y en a dans sa jeune carrière…

Pour l’histoire, on peut garder en mémoire ses 261 nominations et 109 récompensesdont 12 Grammy Award et 6 Billboard Music Award..
Avec son dernier album DAMN, il a tout raflé, en premier le double disque de platine:

 

2018 marque également sa victoire du prix Pulitzer : Historique !
En 75 ans d’existence, le prix n’avait jamais ne serait-ce que nominé un album rap…
Les critiques du prix ont apprécié l’album comme étant, en bref, une collection de chefs d’oeuvre illustrant la vie contemporaine d’un afro-américain.
“A virtuosic song collection unified by its vernacular authenticity and rhythmic dynamism that offers affecting vignettes capturing the complexity of modern African-American life. »

 

Alright, l’hymne à l’optimisme

 

 

Il a fallu à Kendrick approximativement 6 mois pour trouver l’inspiration et les bons mots pour créer Alright… C’est vous dire la patience et la dévotion de l’artiste pour sa musique.
Dès le début, lorsque Pharrel Williams, le co-producteur du son, lui a transmis l’instrumentale, Kendrick savait qu’il s’agissait d’une instru prometteuse et qu’il allait pouvoir en faire un grand son mais il lui a fallu le temps pour y penser et trouver l’approche la plus juste pour faire de ce son un revendication et pas juste une musique.
Ce son est le résultat d’une longue réflexion, d’expériences de vie, de rencontres également. Kendrick Lamar a passé une période de l’année 2014 en Afrique et notamment en Afrique du Sud et il s’est rendu compte de la dureté de la vie là-bas. Il se disait notamment que la vie qu’il vivaient à Compton avec ses potes était bien plus facile.

 

Alright est indéniablement un message d’espoir, un chemin sombre au début qui s’éclaircit le long de la progression et on peut le sentir également dans le clip. Dans ce son, Kendrick nous fait part encore une fois de ses pensées sur la situation actuelle d’une grosse partie de la communauté noir-américaine. Il aborde de nombreuses problématiques en commençant par les agressions policières, les violences conjugales; la dureté de la vie pour ces gens en général. Il fait de ce son un constant dans un premier temps mais il le transforme rapidement en message d’espoir.

 

Dès les premières lignes, il fait référence au bouquin (adapté en film),The Color Purple qui a été écrit par Alice Walkeret qui lui a permis de gagner le prix Pulitzer en 1983. Signe prémonitoire pour Kendrick ?
“Alls my life I has to fight ni***”, Toute ma vie j’ai du me battre pour m’en sortir !
En parallèle, au début du clip, on fait immédiatement allusion aux nombreux meurtres qui ont eu lieu aux Etats-Unis en 2015 lorsque la police faisait preuve de beaucoup de violences dans leur altercation avec la communauté noire. Kendrick en faisait une cause de militantisme international car il a vu la souffrance des africains également.

 

“Homie you f*****d up
But if God got us
Then we gon’ be alright”

 

Kendrick Lamar est en lévitation dans le clip comme pour représenter sa résurrection d’entre les morts. Il vient donner un message d’espoir à ses frères qui sont rester sur la Terre sur leur vie en général car Dieu est avec eux sur cette Terre et ils seront également accompagnés dans la vie après la mort à laquelle Kendrick croit forcément par ses croyances Juive Israélite.
Le message d’espoir a une résonance forte chez les personnes croyantes car ses personnes sont sensées être conscientes que cette vie est faite d’épreuves et qu’il faut s’accrocher à sa foi pour savoir que le Salut se trouve dans la voie de Dieu et la patience face aux épreuves.
“Ni**a, We gon’ be Alright”. A l’évidence, il faut noter la prononciation et l’insistance sur le mot Alright, je pense qu’il fait un parallèle entre les “right”, les droits des noirs américains qui sont bafoués aux USA par l’administration et les lois divines qui seront elles respectées à la lettre et Kendrick veut dire à « son peuple » que la justice sera faite dans tous les cas.

 

Kendrick Lamar est l’un des meilleurs artistes de ce siècle. On se souviendra de sa musique comme on parle encore aujourd’hui de l’héritage de Tupac.
Kendrick Lamar est un prodige de la musique. Il a développé des compétences que l’industrie et ses “concurrents” n’ont pas forcément.
Il base sont art sur des valeurs comme l’authenticité, la revendication et la lutte pour des causes qui lui sont chères.
Il a pléthore de flow, de voix et d’histoires et il met toutes ses compétences au service de sa communauté et de la propagation d’un message positif et universel.
Il est extrêmement talentueux et “guidé” car il a arrêté de boire et de fumer dès son adolescence malgré son entourage imprégné de certains vices. Il est un individu à part entière et ne base ses actes que sur sa réflexion, son héritage et ses croyances.
Il rappe pour l’amour du rap, pour être au coeur des débats (il a tout de même un sacré ego) mais il se sert de son succès pour faire la promotion de l’optimisme, du militantisme et dépassement de sa condition initiale (pauvreté, désavantage dans la vie, etc).

 

La dimension religieuse dans sa musique est minimisée à mon avis mais je suis certain que c’est l’essence même de sa vie aujourd’hui. C’est vraiment ce qui lui permet, paradoxalement, de garder les pieds sur Terre et de faire preuve d’humilité.
Le musique de Kendrick ne s’écoute pas, elle s’étudie, se savoure et elle doit surtout nous pousser à agir pour nos vies. Elle a pour but ultime de nous élever de nos conditions initiales pour atteindre nos rêves malgré les épreuves que nous avons dans nos vies.
Je voudrais vivre ma vie entre mon besoin de liberté et ma passion et je commence à peine à m’en donner les moyens.
Et toi tu veux quoi ? Que fais-tu pour y arriver ? Je serai ravi d’en parler dans les commentaires !

 

 

The G.

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