Les secrets de fabrication d'un tube : De 0 aux certifications musicales les plus reconnues

Les secrets de fabrication d'un tube : De 0 aux certifications musicales les plus reconnues

Il y a tout juste une semaine, nous avons été convié par Burning Prod. à une conférence dans le cadre de la première édition Afrikaan Connection, soirée de concerts ayant pour thème commun les sonorités afro-pop du moment.

Pour l’occasion, de nombreux artistes locaux et nationaux ont été invités à faire le show : Barth, McBox, TMatt, Naza et Keblack pour ne citer que les têtes d’affiche !
Naza et Keblack en ont profité pour se déplacer en équipe et nous avons pu rencontrer de façon exclusive leur équipe proche avec lesquels ils produisent les tubes du moment.
Parmi cette équipe, 4 personnages principaux :

  • Kevin Kondé, le manager de Naza et Keblack et président du label DIADEME Records
  • Binguy, le guitariste, Directeur Artistique et producteur de nombreux sons de Naza et Keblack
  • Djazzi (“Djazzi la prod ne t’appartient pas”), producteur de nombreux tubes comme Bazardée, Complètement sonné,
  • Dj Infini, Dj International et Dj Officiel de Keblack

 

 

Quel est le rôle d’un manager ? Réponse de Kevin Konde

D’après Kevin Konde, le manager de plusieurs artistes dont Naza et Keblack (amis d’enfance), un bon manager est avant tout “coach” !
Il accompagne son artiste dans ses projets, opportunités et gestion administrative pour que l’artiste puisse se dévouer à sa musique.
Un bon manager est aussi psychologue car il doit cerner les envies de son artiste, malgré les tiraillements de l’industrie musicale et ses opportunités.

La relation entre un artiste, son label et son manager, ça doit être avant-tout un bon feeling car on va travailler de façon quotidienne dans un univers où les émotions sont importantes pour le processus créatif alors il vaut mieux être dans de bonnes conditions pour exercer correctement.

 

Qu’est ce qu’un producteur ? Réponse de Dj Infini, Binguy et Djazzi

Il existe différents niveaux de production (du simple apport de mélodie à la totalité de l’instrumentale. Le producteur fait de la musique tout simplement.
Devenir producteur n’est pas vraiment une chose qui se calcule. C’est avant-tout du travail et des projets divers pour finalement devenir producteur sur des sons. Le point de départ doit être la passion. Un producteur doit surtout être prêt à donner énormément de son temps pour y arriver.
Pour la plupart des artistes, le rythme est inversé, la meilleure créativité arrive la nuit alors les personnes dans le monde musical maintiennent un mode de vie décalé.

Selon Djazzi, un bon producteur est un artiste qui est présent avec son chanteur et rappeur pour l’aiguiller sur sa production. Il doit être proche et suivre son travail. Certains producteurs envoient simplement leur production et il entente finalement le son qu’une fois que le titre est sorti, à l’inverse, Djazzi aime faire partie du processus créatif et c’est ce qui fait sa force.

 

Comment créer un tube ?

Le point de départ de la création d’un tube, c’est bien évidemment, la création de l’instrumentale par les musiciens et différents compositeurs. Presque tous les artistes du moment, trouvent l’inspiration en écoutant des productions musicales alors le but pour un producteur, c’est d’avoir des travailler en amont pour proposer à son artiste une sélection sur laquelle travailler efficacement.

Avant de créer un tube, un artiste doit avant tout apporter un nouvel univers, une nouvelle couleur au ‘game’ existant. Par exemple, Naza et Keblack étaient parmi les pionniers de l’afro-pop en France, dans la lignée de MHD. Ils ont su apporter un nouveau mélange et surtout cerner la nouvelle tendance pour l’imposer avec des sons et des clips qui marquent les esprits.
Les artistes nous confient également, que ce qui fonctionne beaucoup, c’est la répétition des termes forts : “bazardée”, “sac à dos”, “beau parleur”, etc.

En dehors de l’aspect marketing, chaque artiste nous avoue à son tour, qu’un “tube ne se crée pas, il se fait seul“. Très souvent les tubes sont des surprises pour tout le monde et il n’y a que le choix du public qui fait vraiment la différence. S’il y a de l’originalité et de la nouveauté, certainement que les probabilité seront plus fortes.

 

Comment est le milieu de la musique et quelles sont les qualités indispensables pour percer et durer ?

Le milieu de la musique est très dur et stressant. Paradoxalement, c’est dans ce milieu que l’on doit le plus laisser parler son feeling et ses émotions qui guident la création artistique…
Tout le monde a été honnête, nombreuses sont les équipes, peu nombreuses sont les places.

Le conseil à retenir, c’est d’idéalement s’entourer de sa famille, de personnes de confiance.

 

Comment sont rémunérés tous les acteurs du milieu ?

Le mode de rémunération du manager peut varier même si le format classique est le suivant : l’artiste reçoit ces redevances de la part de la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et c’est l’artiste qui rémunère son manager à hauteur de 10 à 15% dépendemment des accords signés.
Le manager touche donc un pourcentage de l’argent généré par son artiste.

Un producteur est rémunéré en fonction des ventes. Encore une fois, il y a une notion de partage sur un tube mais ce sont les ventes qui déterminent le gain de chaque contributeur au son.

Dj Infini et la plupart des DJ en général sont rémunérés au cachet, chaque soirée, chaque représentation représente une opportunité d’être payé.
Un Dj peut aussi être producteur et recevoir sa part sur les ventes.

Un musicien reçoit ses cachets pour chaque représentation qu’il fait. Egalement, il peut être producteur et recevoir ses droits de la part de la SACEM.

S’il y a quelques leçons à tirer de cette conférence avec des artistes déjà sérieusement établi :

 

  • un tube, c’est inattendu très souvent et la rencontre de plusieurs facteurs peu maitrisables
  • Le milieu musicale est dur, il faut être patient, passionné et avoir confiance en soi pour y arriver
  • S’entourer de bonnes personnes, c’est le nerf de la guerre
  • Faire des erreurs, c’est normal et presque un passage obligé dans l’industrie

 

Alors que penses-tu des informations communiquées par l’équipe de Keblack et Naza ?
As-tu appris des choses ? Doit-on continuer à vous fournir ce genre de format ?

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